southafrica_20200908_1
Picture of Thibaud

Thibaud

Pourquoi les safaris sont utiles

Vous allez m’dire : « le mec prêche pour sa paroisse ».

Au fond ce n’est pas vraiment le cas. Laissez-donc moi vous raconter ce que je n’ai appris que très récemment.

OUI LES SAFARIS SONT UTILES POUR LA BIODIVERSITÉ

Chaque année plusieurs dizaines de personnes se rendent en Afrique pour sillonner la savane et découvrir sa si précieuse diversité : lions, éléphants, guépards, rhinos…
Certains y passent quelques jours, d’autres plusieurs semaines.
Mais chacun joue un rôle important, essentiel durant son séjour.

JE VAIS T’EXPLIQUER POURQUOI

Rien qu’en Afrique du Sud, les safaris rapportent 600 millions d’euros chaque année au pays. Le Botswana gagne lui environ 1 milliards grâce à ses touristes.
Une manne financière pas négligeable pour ces pays émergents ou en développement. Et un pactole dont ne veulent surtout pas se passer les Etats. Et on les comprend.

MAIS QUE SE PASSERAIT-IL SI LES SAFARIS DISPARAISSAIENT ?

C’est simple : la savane serait tout simplement rayée de la carte.
Ce n’est pas exagéré que de dire que certains dirigeants africains n’en ont que faire de la biodiversité et des grands espaces.
Nous en avons d’ailleurs eu quelques exemples ces derniers années.
Pas plus tard qu’en 2021, les présidents du Botswana et de la Namibie ont accordé à la compagnie pétrolière canadienne Recon le droit d’exploiter durant 25 ans une concession dans le delta de l’Okavango, l’une des régions les plus sauvages du monde.

Elle y abrite notamment la plus grosse population d’éléphants et une myriade d’espèces qui jouissent de ce territoire riche en eau et donc en végétation.
Plusieurs ONG se sont levées vent debout pour empêcher ce projet scandaleux de voir le jour.
Mais hélas les forages ont déjà commencé !
Je n’ose pas imaginer à quoi ressemblera dans plusieurs années ce paradis terrestre. Tout aura été saccagé. La vie animale aura disparu.
La compagnie affirme qu’il n’y aura aucun dommage sur la faune et la flore.
Mais voyons…

ALORS IMAGINEZ SI CES TERRES N’ACCUEILLAIENT PLUS DE TOURISTES ?

Pour combler le manque à gagner, les pays devraient trouver d’autres sources de revenus.
L’intégralité de la savane serait à coups sûrs transformée en terres agricoles, en terrain d’extraction de phosphate et cuivre.
A proximité du grand parc national du Kruger il y a d’ailleurs déjà des mines à ciel ouvert détenues par des conglomérats asiatiques. Un paysage minéral qui constraste avec la beauté de la savane à quelques centaines de mètres.
Dans le pays voisin, au Zimbabwe, des Chinois aimeraient ouvrir des mines à charbon dans le parc national de Hwange.
Ce projet, accordé par le gouvernement, est très mal accueilli par les villageois.
Ils craignent d’être déplacés, que leur rivière soient poulluée par les produits chimiques et que la faune doive laisser sa place à des élevages de bétail.

Voici quelques exemples qui montrent à quel point ces terres sauvages sont déjà convoitées, alors qu’elles jouissent déjà d’une forte activité touristique.
Voilà pourquoi si les safaris s’arrêtent, c’est la mort assurée de ces espaces sauvages.
Et la savane ne sera plus qu’un lointain souvenir.